Editions de l'Herne

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Nouveautés
Le second métier de l'écrivain

« Croyez-vous au second métier de l’écrivain ? »

Le slogan signé Colette figure en bonne place sur la photographie où l’écrivaine, debout, les bras écartés, pose fièrement devant les rayonnages de l’institut de beauté qu’elle vient d’ouvrir, rue de Miromesnil, à Paris. Avant l’invention du marketing et des techniques modernes de communication, avant l’avènement de la publicité, Colette prête son nom, son image et surtout sa plume à des marques et des entreprises prestigieuses : Ford, Perrier, Hermès, Lucky Strike, les vins Nicolas, etc. Plaquettes publicitaires, slogans pour des affiches ou des encarts dans la presse permettent  de découvrir une Colette méconnue, pionnière là encore, et fidèle, dans tout ce qu’elle fait, à ce style unique qui l’a rendue célèbre, où se mêlent le don de l’observation, l’humour, l’art de recréer la sensation et de rendre sensible « à l’aide de pauvres mots » le fraîcheur d’une eau pétillante, le parfum d’un café, le touché d’un cuir ou d’une étoffe.

Textes choisis, présentés et annotés par Frédéric Maget.

Presse :

-

9.50 €
L'image rituelle

Ce volume des Cahiers d’anthropologie sociale, L’image rituelle, dirigé par Carlos Fausto et Carlo Severi, porte sur les traditions iconographique des arts non occidentaux. Ces arts impliquent des images intenses et fragmentaires dont la forme mobilise depuis quelques décennies le regard des anthropologues en ouvrant une nouvelle perspective d’analyse aussi pour autres domaines, y compris littéraires. Un certain nombre de recherches, dont ce volume rend compte, permettent aujourd’hui d’approfondir et de généraliser cette approche, qui conduit à considérer les images, ou les artefacts, non pas uniquement comme des systèmes de signes, mais aussi et surtout comme des systèmes d’actions et de relations. Certes, on n’a pas l’habitude de considérer les artefacts comme ayant une âme, comme des objets capables d’établir des relations avec les humains. Cependant, si on regarde les objets dans leur système relationnel, on s’aperçoit que lorsqu’ils apparaissent au sein de l’action rituelle, ils ne fonctionnent plus comme de simples supports d’un symbolisme, mais constituent de véritables moyens d’agir sur autrui, des dispositifs complexes de médiations investis de sens, de valeurs, d’intentionnalités spécifques. Dans la perspective adoptée ici par un groupe de chercheurs français et brésiliens, ce n’est pas seulement l’interprétation de l’objet en tant que personne, qu’il s’agit d’explorer. L’artefact n’apparaît plus comme la simple « incarnation » d’un être individuel, mais devient l’image complexe d’un ensemble de relations.

Presse :

- Livres Hebdo

15 €
Cahier Maurice Blanchot

Maurice Blanchot (1907-2003) est l’un des écrivains et des penseurs majeurs du XXe siècle, mais il reste peu connu du grand public du fait de sa radicale discrétion, par son refus de toute interview, toute photo ; sa vie ressemble – du moins en apparence – à une incarnation possible de l’effacement. Donner une certaine visibilité à ce retrait, en comprendre la nécessité : tel peut être le premier objectif de ce Cahier.

Admiré par Levinas, Derrida, Nancy, et tous les grands philosophes français, il fut l’ami de Georges Bataille, René Char, d’Henri Michaux, de Louis-René des Forêts, Marguerite Duras et beaucoup d’autres. Il est célébré aux États-Unis où des universités consacrent des enseignements à son œuvre. En France ses livres réputés difficiles, énigmatiques ont été longtemps réservés, à un petit cercle de lecteurs ; aujourd’hui ce cercle s’agrandit : des thèses, des colloques et plusieurs collections lui sont consacrés. Blanchot est traduit en anglais, espagnol, italien, allemand, japonais et commence à être traduit en polonais, en néérlandais, en bulgare, en hébreu, et bientôt la totalité de l’œuvre sera accessible en chinois.

Aborder la fabrication de l’œuvre, sa genèse, en publiant pour la première fois certaines archives (notes de lectures, traductions personnelles, correspondances, épreuves, extraits des carnets, extraits de versions inédites de certains récits // Souligner l’importance de plusieurs aspects biographiques : les différents choix politiques, les affinités électives avec plusieurs de ses contemporains. Mettre en exergue les relations privilégiés avec certains auteurs comme Des Forêts, Bataille, Mallarmé, Camus, et Jabès dont nous publierons la totalité de la correspondance avec Maurice Blanchot // Offrir aux lecteurs des entrées possibles pour lire certaines œuvres fictives (L’Idylle, Thomas l’Obscur, L’arrêt de mort, Celui qui ne m’accompagnait, Le dernier homme, L’attente l’oubli) et critiques (l’espace littéraire, la pensée poétique, l’activité critique, la lecture) // Proposer des réflexions qui permettent de questionner le rapport de Blanchot à la philosophie (le langage, le neutre, le désastre, l’éthique…) // Donner voix à des écrivains, des critiques pour dire la place et l’influence de Blanchot sur leur œuvre.

Le Cahier présentera ainsi des documents exceptionnels, totalement inédits, à commencer par des photos de Blanchot. Il ne sera pas une étude universitaire de plus. Il est destiné à un large public qui connaît peu ou mal Blanchot et qui chercherait des repères, des incitations pour aller plus avant dans la lecture de l’ensemble de son œuvre. S’il importe de lire l’œuvre de Blanchot, c’est qu’elle nous appelle non seulement à questionner le temps présent, mais à entrer dans une représentation inédite et paradoxale de l’espace littéraire. Cette écriture, qui désarçonne son lecteur, tente de repousser les limites du langage et de la pensée, en nous invitant par des moyens qui lui sont propres à accueillir ce qui sans fin se dérobe.

Cahier dirigé par Éric Hoppenot & Dominique Rabaté

A la suite d’une confusion, la mention du copyright des ayants droit d’Emmanuel Levinas a été omise à la fin de la lettre sur Thomas l’Obscur datée du 26 Octobre 1941. En cas de réimpression, cette erreur sera rectifiée. Nous prions les ayants droit de nous excuser.

PRESSE :

- La République des Lettres

- Le Salon littéraire

- Le Magazine littéraire

- Le Télégramme

- Fabula

 

39 €
Marcher

La philosophie de la flânerie, par l’auteur de Walden ou la vie dans les bois.

Épris de vie sauvage et de liberté, Thoreau avait l’habitude de marcher plus de quatre heures par jour à l’époque où il vivait seul dans la forêt jouxtant le lac Walden. Marcher, court texte écrit en 1862, est à la fois une apologie de la flânerie, un appel à la communion avec la nature et un manuel essentiel d’initiation à la philosophie.

« Au cours de mon existence, je n’ai rencontré qu’une ou deux personnes qui comprenaient réellement l’art de Marcher, c’est-à-dire de se promener, qui pour ainsi dire avaient un génie particulier pour flâner, sauntering : il s’agit d’un mot qui vient joliment de ces gens oisifs qui, au Moyen Age, battaient les campagnes et demandaient la charité sous le prétexte de vouloir se rendre « à la sainte Terre » tant et si bien que les enfants s’écriaient en les voyant : « Voici venir un Sainte-Terrer, un saunterer, un Saint-Terrien ». Ceux que leurs marches ne mènent jamais en Terre Sainte comme ils le prétendent ne sont que des oisifs et des vagabonds, tandis que ceux qui s’y rendent effectivement sont des flâneurs dans le bon sens du terme, c’est-à-dire celui où je l’entends. »

Presse :

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7.50 €
Désobéir

Un pamphlet d’une actualité foudroyante, sur la résistance civique !

Après avoir passé quelques jours en prison pour avoir refusé de s’acquitter d’une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique et la politique esclavagiste, Thoreau développe dans un court pamphlet le concept de Désobéissance civile, compris comme le refus d’être complice d’un pouvoir injuste et de nourrir ce pouvoir en coopérant, qui inspirera Martin Luther King et Gandhi.

"Pendant six années je n’ai pas payé la capitation et cela m’a valu de passer une nuit en prison. Alors que j’étais là, debout, à considérer les murs de pierres massives, épais de deux ou trois pieds, la porte en bois et en fer, épaisse d’un pied, et la grille de fer qui laissait passer la lumière, je ne pus m’empêcher d’être frappé de la bêtise de cette institution qui me traitait comme si je n’étais que viande, sang et os, bons à enfermer.
Je m’étonnais de la conclusion à laquelle elle était finalement parvenue, à savoir que c’était là la meilleure utilisation qu’elle pouvait faire de moi, sans avoir jamais pensé à tirer parti autrement de mes services. [...] Je n’éprouvais aucun sentiment d’enfermement et les murs ne me semblaient être rien d’autre qu’un vaste gaspillage de pierre et de mortier. J’avais l’impression d’être le seul de mes concitoyens à avoir payé l’impôt.
" H. D. Thoreau

Presse :

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7.50 €
Rose

Parues dans Gil Blas en 1884-1885, signées “Barberousse” ou “Maufrigneuse”, ces courtes nouvelles, subtiles et ironiques, montrent toute la puissance du Maupassant nouvelliste.

“Les deux jeunes femmes ont l’air ensevelies sous une couche de fleurs. Elles sont seules dans l’immense landau chargé de bouquets comme une corbeille géante. Sur la banquette du devant, deux bannettes de satin blanc sont pleines de violettes de Nice, et sur la peau d’ours qui couvre les genoux un amoncellement de roses, de mimosas, de giroflées, de marguerites, de tubéreuses et de fleurs d’oranger, noués avec des faveurs de soie, semble écraser les deux corps délicats, ne laissant sortir de ce lit éclatant et parfumé que les épaules, les bras et un peu des corsages dont l’un est bleu et l’autre lilas.”


“Ma petite barque, ma chère petite barque, toute blanche avec un filet le long du bordage, allait doucement, doucement sur la mer calme, calme, endormie, épaisse et bleue aussi, bleue d’un bleu transparent, liquide, où la lumière coulait, la lumière bleue, jusqu’aux roches du fond. Les villas, les belles villas blanches, toutes blanches, regardaient par leurs fenêtres ouvertes la Méditerranée qui venait caresser les murs de leurs jardins, de leurs beaux jardins pleins de palmiers, d’aloès, d’arbres toujours verts et de plantes toujours en fleur.”

7.50 €