Editions de l'Herne

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Nouveautés
Un bien grand amour - Lettres de Colette à Musidora

Texte inédit - établi, présenté et annoté par Gérard Bonal.

Ces lettres, introuvables par ailleurs, constituent une série de portraits et de souvenirs de l’auteur, ainsi qu’une correspondance fournie entre elle et Musidora. En 2011, l’Herne avait consacré à la femme écrivain un copieux Cahier qui creusait la singularité et la modernité de l’oeuvre de Colette, bâtie à l’écart des grands mouvements littéraires et idéologiques de la première moitié du xxe siècle. La même année était paru J’aime être gourmande (coll. Carnets), quelques pages écrites par l’auteur lorsqu’elle était journaliste au magazine Marie-Claire et dans lesquelles elle donne sa définition d’un « vrai gourmet ». Avec cette série de textes à paraître, les Éditions de l’Herne continuent de révéler d’autres facettes de l’écrivaine éprise de liberté, tout en véhiculant une image moderne de sa pensée et son oeuvre.

« Je me souviens que, tout encombrée d’une grossesse , je m’ennuyais du music-hall, et j’allais souvent passer des soirées paisibles dans la loge de Musidora que j’ai connue au sortir de l’enfance.  Sa charmante beauté, à souhait blanche et noire pour le cinéma, n’avait pas moins de succès au music-hall. »

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- lelitteraire.com

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15 €
La bague d'Annibal

La Bague d’Annibal est une œuvre romanesque de Barbey D’Aurevilly composée en décembre 1834, en une nuit selon les dires de l’auteur : « Oui, Aloys a été moi dans le temps où j’écrivis, en une seule nuit… » (Lettre du 31 octobre 1851). En 1834 et en 1835, aucun éditeur n’accepta le texte, trop peu conventonnel, mi-poème, mi-roman. Le texte paraît en 1842 dans Le Globe, journal auquel Barbey collabore alors. Cette nouvelle ofre un portrait de Barbey singulier, et du dandysme de ce dernier.

Oui ! Elle s’était offerte… pour se refuser peut-être ; mais elle s’était offerte (car il y a certains manèges qui ont la signification de la parole), comme toutes ces coquettes jusqu’au buste qui aiment à faire éprouver le supplice de Tantale aux pauvres diables qui ont l’aberration de les aimer. — Elle resta immobile, quand il fut parti, ses yeux fixés sur la porte, pendant qu’une larme — plus froide que du poison — lui coula sur la joue encore  animée : larme de dépit, de vanité, de courroux, qui sécha avant d’arriver à la bouche. Hélas ! Si la bouche l’avait bue, elle l’aurait trouvée si amère que Joséphine peut-être eût été guérie de la douleur honteuse qui la faisait couler. Ne dit-on pas que l’on guérit de la mor-sure du scorpion en l’écrasant sur la blessure ? Jules Barbey d’Aurevilly

Presse :

- Livres Hebdo

7.50 €
La grève des électeurs

La Grève des électeurs est le titre d’une chronique, d’inspiration clairement anarchiste, de l’écrivain français Octave Mirbeau, parue le 28 novembre 1888 dans Le Figaro. Comme tous les anarchistes, Mirbeau ne voit dans le suffrage universel et le recours à des élections qu’une duperie par laquelle les dominants obtiennent à bon compte l’assentiment de ceux-là mêmes qu’ils oppriment et exploitent.

S’adressant à l’électeur moyen, « ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin », il s’emploie donc à démystifier, discréditer et délégitimer le prétendu droit de vote, “grâce” auquel les opprimés, dûment aliénés et abêtis, choisissent “librement” leurs propres prédateurs : « Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. »

Au lieu d’assumer sa liberté, l’électeur, cet « inexprimable imbécile », ne fait en réalité que se choisir un maître, qui l’éblouit de promesses impossibles à tenir et qui n’a pas le moindre souci des intérêts des larges masses : il participe, ce faisant, à son propre asservissement. Mirbeau appelle donc les électeurs à faire la grève des urnes et à se comporter, non en moutons grégaires, mais en citoyens lucides.

« Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.
Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l’attendons. »

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- Radio NOVA

7.50 €
Cahier Modiano de luxe
S’adressant à la fois aux amateurs et aux chercheurs, ce Cahier comporte des inédits de l’auteur et des textes rares, des études approfondies par des spécialistes, des articles critiques, des entretiens, des témoignages et une volumineuse correspondance. Il offre l’occasion de revenir sur les aspects marquants d’une œuvre littéraire remarquablement cohérente mais aussi de révéler sa diversité en arpentant des territoires encore peu explorés.
Ce Cahier permettra de découvrir de nombreux textes de Patrick Modiano, éclairant la formation de l’écrivain (textes de jeunesse inédits) ou portant à la connaissance du grand public des aspects méconnus de son œuvre (scénarios de film, préfaces, fictions et articles publiés dans des magazines, etc.). Richement illustré de deux cahiers iconographiques et de nombreux fac-similes in texto, il contient un grand nombre de documents susceptibles d’intéresser les spécialistes et les amateurs : critiques des premiers livres, lettres d’écrivains, de cinéastes ou de personnalités, témoignages de proches. Parfois amusants, comme le certificat médical dressé par le psychiatre Gaston Ferdière, d’autres fois poignants, comme les lettres et photographies rassemblées autour de Dora Bruder, ces documents permettent de mieux comprendre l’entrelacement de la vie et de l’œuvre.
Les articles de spécialistes et les critiques d’époque montrent comment s’est progressivement forgée la fameuse petite musique modianesque : des personnages à l’identité trouble, un mélange de flou et de précision dans le style, la passion des noms propres, une mémoire confuse et néanmoins obsessionnelle, hantée par les périodes les plus sombres de l’histoire française – la collaboration – et par les faits divers les plus tragiques.
La mélancolie si reconnaissable de cette œuvre est cependant tempérée par des approches critiques et des témoignages qui s’intéressent à des aspects moins étudiés, comme la représentation de la jeunesse, de l’avenir, ou encore l’influence du cinéma. Toute une section du Cahier permet en effet de prendre la mesure des intersections entre l’œuvre romanesque et le cinéma, jusqu’ici peu étudiées.
Ce volume espère ainsi rendre compte de la richesse d’une œuvre aux harmoniques certainement plus contrastées qu’on ne le croit souvent.
50 €
Cahier Michel Serres de luxe
Dirigé par François L'Yvonnet et Christianne Frémont.

Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré, qui réunit une trentaine de collaborateurs internationaux et une dizaine de textes inédits de l’auteur, vise à mettre en évidence l’originalité et l’importance d’une pensée qui fait toute sa place aux singularités, à tout ce qui semble faire «exception».
Ainsi, son goût pour les flux et les turbulences… Ainsi encore, ce dont témoigne son épistémologie, une volonté de décloisonner les savoirs, de rendre féconds les liens complexes qui unissent les lettres et les sciences, les sciences dites « molles » et les sciences dites « dures » (de Leibniz à Hergé, en passant par Jules Verne ou Auguste Comte). Il y a chez Michel Serres une sorte d’encyclopédisme dynamique et poétique. Il s’agit toujours de construire des ponts, de frayer des passages, d’interférer, de traduire et de distribuer, sans perdre de vue l’homme, cette « merveille » dont parlait Sophocle.
Avec Michel Serres, la pensée se fait voyageuse.

50 €
Cahier Michel Serres de luxe - signé
Dirigé par François L'Yvonnet et Christianne Frémont.

Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré, qui réunit une trentaine de collaborateurs internationaux et une dizaine de textes inédits de l’auteur, vise à mettre en évidence l’originalité et l’importance d’une pensée qui fait toute sa place aux singularités, à tout ce qui semble faire «exception».
Ainsi, son goût pour les flux et les turbulences… Ainsi encore, ce dont témoigne son épistémologie, une volonté de décloisonner les savoirs, de rendre féconds les liens complexes qui unissent les lettres et les sciences, les sciences dites « molles » et les sciences dites « dures » (de Leibniz à Hergé, en passant par Jules Verne ou Auguste Comte). Il y a chez Michel Serres une sorte d’encyclopédisme dynamique et poétique. Il s’agit toujours de construire des ponts, de frayer des passages, d’interférer, de traduire et de distribuer, sans perdre de vue l’homme, cette « merveille » dont parlait Sophocle.
Avec Michel Serres, la pensée se fait voyageuse.

150 €