Editions de l'Herne

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 Romain Gary

Romain Gary

(1914 - 1980)

Romancier français originaire de Pologne septentrionale, naturalisé Français en 1935, il est appelé au service militaire pour servir dans l'aviation où il est incorporé en 1938. En 1940 il rejoint la France libre où il sert dans les Forces aériennes françaises libres. Après la fin des hostilités, il entame une carrière de diplomate au service de la France. À ce titre, il séjourne en Bulgarie, en Suisse, à New York (aux Nations Unies, 1952-54), en Bolivie, puis en qualité de Consul général de France à Los Angeles de 1957 à 1961, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères. Romain Gary est l'unique double lauréat du Prix Goncourt.

Publiés à L'Herne :

  • Romain Gary (Cahiers)
  • L'Orage (Romans)
  • Le judaïsme n'est pas une question de sang (Carnets)
  • Le Grec (Carnets)
  • Une petite femme (Carnets)
  • Journal d'un irrégulier (Carnets)
  • Un soir avec Kennedy (Carnets)
  • Ces femmes que j'aime (Carnets)
  • La crête de la vague (Carnets)

 

La Crête de la vague

" Personne ne se rappelle aujourd'hui qui a lancé l'expression 'nouvelle vague', lorsqu'une poignée de jeunes cinéastes de moins de trente ans a fait brusquement irruption sur les écrans français (...) Mais le nom est resté et la vague a continué de déferler... "
Les sept textes ici réunis sont issus du Cahier de L’Herne consacré à Romain Gary (2005). Ils ont en commun leur thème et la singularité du point de vue qui s’y exprime : les articles proposent une approche du regard que portait Romain Gary sur les arts qu’il a lui-même pratiqués : cinéma, littérature. Les entretiens, témoignages et préfaces, donnent accès quant à eux à la façon dont l’auteur concevait et jugeait son propre travail, romanesque et cinématographique.

Le judaïsme n'est pas une question de sang

" - D'abord il est incontestable que par ma mère, j'ai la sensibilité juive.
Cela se sent dans mes livres et en les relisant, je la retrouve moi-même. Mais je serais un raciste si je disais que je suis lié aux juifs par les liens de race et de sang. Ce n'est pas ce que je sens.

Je suis lié à eux d'une manière beaucoup plus définitive par le sens même de mon oeuvre ; l'humour de mes livres est un humour typiquement juif, celui-là même qui a inspiré les frères Marx, Chaplin et d'autres ; un humour en partie slave aussi, mais ici je ne parle pas d'Israël, je parle de la culture yiddish.
- Et puis il y a ce que les juifs ont représenté pour moi pendant une très grande période de ma vie, le cas extrême de l'homme. La phrase n'est pas de moi, elle est de Koestler. En effet, les juifs sont dans une situation extrême à tous les points de vue et l'ont toujours été dans l'histoire à cause des persécutions. Et dans cette mesure je ne peux que leur être attaché puisque toute mon œuvre est la recherche de l'humain fondamental, de l'humain essentiel. "

Les cinq textes ici réunis sont issus du Cahier de L’Herne consacré à Romain Gary (2005). Ces entretiens, ainsi que la correspondance, nous livrent le propre point de vue de Romain Gary sur son œuvre, sur sa vie, sur ses idées.

Presse :

Ces femmes que j'aime

" Il ne suffirait évidemment pas de mettre les femmes à la place des hommes pour qu'il y ait un monde nouveau.
Et il faut dire que la plupart des femmes agissantes qui lancent de tels mots d'ordre ont déjà été elles-mêmes mutilées, déformées, façonnées par les hommes à leur image (...)

(...) elles ont souvent été réduites à l'état d'hommes par les conditions mêmes de la lutte qu'elles mènent. Le " machismo " en jupon n'est pas plus intéressant que l'autre. Il est seulement plus excusable. La femme a été la grande victime de l'homme (...).

La formule femme égale de l'homme ne saurait suffire. Il s'agit de tout autre chose : il s'agit de changer l'homme. S'il y avait le moindre respect de la féminité, la sexualité aurait été depuis longtemps reconnue comme un partage et un échange, sans " prise " et sans " preneur " ; sans " séduction " et sans " conquête ".

Liste des textes : Ces femmes que j’aime ; Lesley est une sorcière ; Être deux c’est pour moi la seule unité concevable (entretien).

 

À bout de souffle

"- Vous êtes marié vous? Je sortis de mon portefeuille la photo d'une ravissante femme, au visage jeune sous des cheveux blancs, et je la lui montrai. J'étais tombé amoureux de ce visage plus de cinq ans auparavant et je la lui montrai.

Le Grec

" Il ne restait jamais sur la même île plus d'un mois ou deux, juste le temps de se familiariser avec l'endroit, sans laisser aux gens du coin le temps de trop bien le connaître. Toutes les fois qu'un imbécile lui demandait " tu fais quoi dans la vie, môme? ", il savait qu'il était temps de déguerpir; et sans traîner.

Une petite femme

" Oui, Monsieur. C'était une toute petite femme. Blonde, frêle, maquillée, elle se promenait dans la brousse en fumant des cigarettes américaines et, au début, nul au monde ne l'aurait empêchée de changer de robe deux fois par jour. "

Recueil de textes de Romain Gary.

Journal d'un irrégulier

Les dix textes ici réunis sont issus du Cahier de l’Herne consacré à Romain Gary (2005). Cet ensemble d’entretiens, de journaux, de récits de voyage, esquissent de Romain Gary et de sa pensée, un portrait multiforme et changeant,

Un soir avec Kennedy

Dans ce carnet sont réunis quatre textes issus du Cahier de L’Herne consacré à Romain Gary (2005). Chacun de ces textes – qu’il s’agisse de portraits ou de considérations sur la littérature anglo-saxonne – constitue un éclairage singulier sur la société américaine telle que l’a observée Romain Gary.

Cahier Gary

Dirigé par Paul Audi et Jean-François Hangouët.

Ce Cahier rend compte de l’œuvre vaste, diverse et foisonnante de Romain Gary. Il contient des histoires inédites, une correspondance jusqu’alors inconnue et des textes rares.

On y trouve également des documents qui témoignent de l’immense culture d’une œuvre qui suit le fil d’une vie en perpétuel mouvement.

L'Orage

"- Vous êtes marié vous?" je sortis de mon portefeuille la photo d'une ravissante femmes, au visage jeune sous des cheveux blancs, et je la lui montrai. J'étais tombé amoureux de ce visage plus de cinq auparavant et je l'avais découpé dans un magazine; une réclame pour un frigidaire. J'avais toujours cette photo avec moi. C'était la liaison la plus réussie que j'avais jamais eue avec une femme de ma vie entière." À bout de souffle