Dirigé par Georges Nivat et Michel Aucouturier.
Hommage à Soljénitsyne, un de ces rares écrivains qui font partie de l’histoire et dont l’œuvre doit être étudiée dans un esprit d’objectivité scientifique.
Des inédits, des témoignages et des études complètent ce volume très recherché par les spécialistes.
Textes inédits: Études et miniatures, Zacharie l'escarcelle, La main droite, La procession de Pâques, Lettre à trois étudiants, Lettre ouverte du 15 juin 1970, Flamme au vent.
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(1918 - 2008)
Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne est un romancier et dissident russe. Arrêté pour avoir émis dans une lettre privé des doutes sur la stratégie politique de Staline, qualifié par ailleurs de "caïd", il est condamné sans appel à 8 ans de "redressement" dans un camp pour complot antisoviétique, une expérience qu'il relatera dans Une journée d'lvan Denissovitch. En 1962, Krouchtchev autorise la parution de cette description crue du goulag. La publication fait sensation et lui attribue une reconnaissance immédiate. Cependant, à partir de 1964, il est la cible d'une vaste campagne de dénigrement orchestrée par les services de la sûreté et l'Union des écrivains. Après un dernier appel à la résistance, il est arrêté et déchu de sa nationalité. Contraint de s'exiler en Suisse puis aux États-Unis, il publie ses œuvres à l'étranger : Le Premier Cercle, Le Pavillon des cancéreux et L'Archipel du Goulag (1973). Alexandre Soljenitsyne, qui a toujours plaidé pour l'abolition de la censure et subi l'ostracisme des autorités de l'URSS, obtient le prix Nobel de littérature en 1970. Après vingt années d'exil en Suisse puis aux États-Unis, il rentre dans son pays en 1994. Fondée sur l'expérience du totalitarisme, son oeuvre, qui a acquis les dimensions d'une grande fresque sociale, s'attache à révéler les falsifications de l'Histoire.
Publié à L'Herne :