Traduit de l'allemand par E. Kessler.
Méditation romantique, à la fois limpide et mystérieuse, sur la vie, la mort, sur le visible et l’invisible, ce récit dialogué vibre d’une haute tonalité.
Il fut écrit peu après la mort de Caroline, la première femme du philosophe, survenue en 1809. Caroline, dont le souvenir anime chaque page de Clara, avait été avec Dorothée l’inspiratrice du cercle des Schlegel à Iéna à l’aube du romantisme allemand.
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Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (Leonberg, 1775 - Suisse, 1854).
Philosophe allemand, grand représentant de l'idéalisme allemand et proche du romantisme. Il fit ses études avec Friedrich Hegel et Friedrich Hölderlin. Disciple de Kant et de Fichte, il tente de dépasser la philosophie transcendantale en élaborant son propre système qui rompt avec la pensée de ses maîtres, mais qui se rapproche du spinozisme, la Naturphilosophie (ou philosophie de la nature).
Il commença son travail en développant sa « philosophie de l'identité », puis le poursuit avec les Recherches sur la liberté humaine (1809) et les Âges du Monde (1811-1815), autour de la déchirure originelle de l'Absolu, sur laquelle se bâtit l'existence humaine. Finalement, dans sa Spätphilosophie, il analyse la relation de l'Absolu aux manifestations religieuses telles le polythéisme et le christianisme. Le projet de Schelling dans la dernière partie de sa vie est d'arriver à penser le « fait de l'existence », le caractère concret de la vie par opposition aux abstractions dialectiques de son ancien confrère Hegel. Il eut parmi ses disciples à Kierkegaard et Bakounine.
Publié à L'Herne :