Thomas de Quincey

(1785 – 1859)

Écrivain britannique né à Manchester, élève brillant, il écrit en grec avec aisance à treize ans, compose des vers et le parle couramment à quinze. Souffrant de douleurs à l’estomac, Thomas de Quincey découvre l’opium durant ses années d’études au Worcester College d’Oxford, dont il fait un usage strictement thérapeutique au début.
En 1807, il devient ami intime de Coleridge, qui le fait entrer dans le cercle des Poètes du Lac, où il fait la connaissance entre autres de William Wordsworth. Il les rejoint pour quelque temps dans la région du Lake District. Entre 1812 et 1813, il consomme régulièrement de l’opium, mais il arrive encore à contrôler ses doses. Ayant dilapidé sa fortune personnelle, il se lance dans une carrière de journaliste, qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa famille pour les trente années à venir.
En 1816, il s’installe à Édimbourg et devient totalement dépendant de l’opium, ce qui lui inspirera les Confessions d’un mangeur d’opium anglais (1822) où il s’analyse lucidement face à la drogue. Cet ouvrage sera commenté par Baudelaire et permettra au poète français de décrire les répercussions physiques et mentales de la prise d’opium dans son texte Les Paradis artificiels. Il est aussi évoqué dans le poème « Cors de chasse » d’Apollinaire, in Alcools. En 1827, il publie De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts, où des érudits devisent d’affaires criminelles comme s’il s’agissait de chefs-d’oeuvre et élaborent les critères « esthétiques » d’un « bon » assassinat.

Publiés à L’Herne :

  • Les derniers jours d’Emmanuel Kant (Carnets)