Georges Perec

Georges Perec est un écrivain et verbicruciste français né le à Paris 19e et mort le à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Membre de l’Oulipo à partir de 19671, Perec fonde ses œuvres sur l’utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques, qui marquent son style2.

Georges Perec se fait connaître dès son premier roman, Les Choses. Une histoire des années soixante (Prix Renaudot 1965) qui restitue l’air du temps à l’aube de la société de consommation. Suivent, entre autres, Un homme qui dort, portrait d’une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend son obsession de l’absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite, en 1975, W ou le Souvenir d’enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire. En 2012 paraît le roman Le Condottière dont il avait égaré le manuscrit en 1966 pendant un déménagement et qui ne fut retrouvé qu’en 1992, dix ans après sa mort3.

La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d’un immeuble, lui apporte la consécration.